Finalistes 2018 2018-08-30T11:07:03+00:00

Finalistes 2018

Martin Dion et Mélanie Deslandes
Volailles des Cantons, Roxton Pond
Production et mise en marché de poulet de grain, sans antibiotique

« Nous demeurons motivés par notre rêve : mettre en place une entreprise qui saura attirer nos enfants et leur permettre d’exprimer leur plein potentiel. »

Nés sur des fermes, Martin et Mélanie ont aussi en commun le fait d’avoir toujours manifesté de l’intérêt pour l’agriculture. Il est détenteur d’une formation (AEC) en Gestion et exploitation d’entreprise agricole. Agronome, Mélanie travaille dans une banque, comme spécialiste du financement. Parents de trois garçons, ils soulignent l’importance de la conciliation travail-famille et se donnent les moyens d’y parvenir. En congé une fin de semaine sur deux, Martin peut prendre part aux activités familiales et sociales. De plus, le rythme différent du travail de Mélanie permet de répartir les périodes de pointe et de réduire leur impact sur la vie quotidienne.

Actionnaire des Fermes Michel Dion inc., Martin a su profiter du levier financier offert par cette dernière pour se différencier au niveau de l’élevage des quelque 80 000 poulets par période, commercialisés par l’entreprise Volailles des Cantons pour laquelle il détient personnellement la majorité des actions.
Leur cheminement, conjugué aux contraintes du secteur, a permis d’arrimer la philosophie de Volailles des Cantons aux préoccupations des consommateurs, de plus en plus nombreux à vouloir connaître l’origine de la viande qu’ils consomment. Leur poulet à rôtir (refroidi à l’air, tout végétal, sans antibiotique) est certifié par le Bureau de Normalisation du Québec (BNQ) et le cahier des charges établi fixe les règles de production auprès des fermes associées. La quasi-totalité des poulets est mise en marché sous la marque Volailles des Cantons et ils envisagent, pour ce qui reste, la conception d’aliments transformés. Ainsi, la construction récente d’une salle de découpe à la ferme, certifiée par le MAPAQ, permet de bonifier l’offre de produits différenciés en circuit court de mise en marché.

L’établissement de la régie d’élevage, la difficulté d’obtenir des volumes d’approvisionnement garantis (VAG), la perte récente de plus de 12 000 oiseaux dans l’incendie d’un bâtiment d’élevage sont quelques-unes des difficultés rencontrées au cours des dernières années.

Plusieurs des gestes posés témoignent de leurs préoccupations environnementales et de leur sensibilité face au bien-être de leurs employés et au confort animal. Pour mieux répondre à la demande, ils comptent prochainement augmenter la capacité d’entreposage et améliorer, de plusieurs manières, la productivité de Volailles des Cantons.

Jean-Philippe Côté et Julie Richer
Ferme Malaco, Magog
Production laitière, grandes cultures, acériculture

« Nous avons toujours cherché à maintenir un certain équilibre entre le développement de notre entreprise et notre vie personnelle. »

Né sur une ferme laitière, de grandes cultures et acéricole, formé en Gestion et exploitation des entreprises agricoles, Jean-Philippe avoue qu’il a toujours été curieux d’observer les différences lors des visites d’établissements pendant ses études. En voyant ce qui se faisait ailleurs, il tirait ses propres conclusions, avant d’établir des comparaisons avec le fonctionnement familial. En 2005, à la suite de l’effondrement de silos, son père lui confie son premier chantier. Il aura à choisir le type d’entreposage à privilégier. Petit à petit, il pourra accéder aux responsabilités de régie des champs et du troupeau. Il est aujourd’hui propriétaire à 75% et Julie, de la différence. Elle assure l’administration et la comptabilité de l’entreprise. Leur famille compte quatre enfants.

La réalité des marchés laitiers les force à innover pour se tirer d’affaire. Ce pour quoi ils tentent de se garder dans le peloton de tête sur le plan de la rentabilité par kilo de quota, pour les 90 vaches à la traite. Tout est mis en place pour leur assurer un confort maximal. Une des difficultés rencontrées touche l’achat de terres du voisinage en raison de leur faible rentabilité. De plus, la location de terre, dans un milieu de villégiature, semble difficile, les propriétaires souhaitant restreindre l’usage de certains produits de synthèse. Le développement de l’activité acéricole se poursuit, grâce aux travaux d’aménagement et au développement de nouveaux secteurs. Ils entaillent leurs érables pour accueillir des visiteurs en offrant repas et produits transformés. Jean-Philippe dit travailler dans le but d’assurer la pérennité de la ferme.

Parmi les difficultés et défis rencontrés, une fois le transfert complété, il a dû s’attaquer à la rénovation des bâtiments. Seules les installations d’entreposage de la machinerie restent à faire. Sur un autre plan, les questions de fertilité du sol et de sa rétention dans un relief accidenté, en bordure d’un lac, sont d’une importance capitale. On jongle en ce moment avec l’idée d’une transition vers l’agriculture biologique, de manière à louer des terres plus facilement et prévenir d’éventuels conflits de voisinage.

En affirmant vouloir miser sur la proximité d’une municipalité, ils envisagent également des avenues de transformation à la ferme et l’ajout d’une nouvelle production animale.